mardi 26 novembre 2013

23 Octobre 2013 // 30 Km

Réveil.
Petit déjeuner exclusif (nous sommes les seuls dans tout le réfectoire…) 
Un gargantuesque buffet nous attend avec thé, café, chocolat, jus de fruits, croissants, pains au chocolat, charcuterie Italienne mhh, fromages, (oui je suis un peu passionnée par la bouffe, vous l’aurez compris) tartes au chocolat et à la pomme, petits gâteaux secs ou moins secs, pains, nutella, confiture, ET SURTOUT l’objet qui déchaine les foules :

LE grille-pain technique : Un petit tapis roulant qui commence sur le dessus du grille-pain, sur lequel tu déposes ta tranche de pain, qui emmène ta petite tranche se faire dorer la pilule à l’intérieur de la machine, et qui redescends te déposer la tartine à l’étage du dessous, une tartine bien dorée des deux côtés, et ce en 10 secondes !

C'est trop génial !


12H : Nous quittons avec difficulté cet hôtel si attrayant par son confort, pour se remettre en selle, une selle qui est d’ailleurs trempée, car il a plu toute la nuit.
Il fait une chaleur pesante, la pluie se remet bientôt à tomber, nous nous sentons moites dans nos vêtements.

On galère un peu pour trouver la route pour Milan, ici en Italie, on sent bien que la priorité est aux voitures, il y a peu de pistes cyclables et elles sont très mal indiquées.
On manque de peu de se retrouver à nouveau sur une « Super Strada » ces grosses 2X3 voies ou les gens roulent comme des malades, et qui est interdit aux vélos, aux scooters, aux piétons (ce sont un peu comme des autoroutes quoi).


Arrivée à Milan, il pleut de plus en plus, nous nous dirigeons tant bien que mal vers le centre-ville, sous cette pluie battante, la ville est énorme, et très laide car entourée de banlieue et d’usines…
Nous allons à la gare (seul bâtiment ancien et remarquable que j’ai pu voir de Milan…) pour demander des infos sur la piste cyclable que nous devrions pouvoir suivre de Milano à Parma, pour ensuite prendre la direction de Modena.

Bon déjà trouver l’office de tourisme de la gare ne fut pas une mince affaire, mais passons (plusieurs allers retours dans l’ascenseur avec les vélos à visiter tous les étages…:/)
Mais c’est ensuite qu’arrive la bonne nouvelle : Les pistes Eurovélo 6 et 7 n’existent pas encore en Italie. Merde.
On peut bien sûr se rendre à Modena à Vélo mais ce  sera uniquement sur la même route que les voitures, et j’en profite pour rappeler qu’ici les gens, ne sont pas du tout respectueux des vélos, roulent comme des tarés, te klaxonnent lorsqu’ils te dépassent et ce sans même se déporter… Bref des débiles quoi en somme.
Je trouve ça dingue qu’un pays comme l’Italie soit aussi retardé sur ce genre de truc.

Du coup, c'est avec une lourde peine que nous décidons plus sagement de faire le trajet en train.
Ainsi, pour 15€ nous arriverons à Modena en 2h au lieu de 2 jours, nous ne dépenserons pas notre argent dans des hôtels, et bien sûr nous éviterons de mettre notre vie en péril sur ces abominables routes.
(De bien faibles avantages en vérité comparé à tous ces paysages et ces aventures que nous allons rater...)



Arrivée à Modena.
La nuit ne va pas tarder à tomber...
Nous demandons à une cycliste le chemin de Campogalliano, qui nous redirige vers son voisin, un petit homme sur un petit vélo.
C'est cet homme qui nous conduira à travers toute la ville, jusqu'à la sortie de Modena, où il nous laissera sur la route à suivre, jusque Campogalliano.



19H : Il fait nuit.
Nous arrivons devant le portail de la famille Germini, j'ai le palpiton qui s'accélère. 
Ca y'est, c'est le moment, on y est !
Nous sommes accueillis en fanfare par la Giovanna et Ermes, qui nous mettent à l'aise dès le premier soir.
Enfin je mange de la pizza tant rêvée durant ces dernières semaines !!!
Merci mon Dieu, nous sommes en Italie.
Amen.


Gloire à nos fidèles montures. 


22 Octobre 2013 // 30 Km

 Aujourd’hui c’est L’Italie !!!
YOUPI

12H : Départ de Chiasso après moultes remerciements.
Direction Como, la ville frontalière côté Italien, la route est pénible car partagée avec le trafic routier, de plus il fait gris et il pleut. Grosse déception.



Ma pose préférée depuis que j'ai 3 ans et demi.


Nous apercevons le lac de Como (bon ok le lac de Côme quoi), je me permets de dire qu’il en jette beaucoup moins que ses voisins les grands lacs bleus Suisse, les montagnes étant quasi inexistantes du paysage (ou alors dissimulées sous les cumulus) et les petits chalets Suisse remplacés par des maisons plates et colorées (la touche Italienne).

Nous croisons un SuperZonzon et décidons de faire les courses, puis de cuisiner sur le parking et sous la pluie. Chouette.

Une fois bien requinqués, mais trempés, nous remontons sur nos bicyclettes directions Milano.

CRACKPPPPPFFFFFTTT : Sébastien crève sa roue arrière (2ème fois), on s’arrête dans une pompe à essence réparer ça.
Ici les femmes, (même assez âgées) font encore le plein à la main.
On repart.

5 Km plus loin : CRACKPPPPPPFFFFTTT : Sébastien re-crève sa roue arrière (3ème fois), on s’arrête sur un parking, c’est la loose, le pneu de Sébastien est tout rincé, et la chambre à air est à même le bitume…
Heureusement nos Anges bienveillants nous entendent, et une jeune femme passe à vélo sur le parking désert.
Elle s’approche de nous et nous indique qu’il y a un vélociste à deux pas d’ici.
Elle accompagne Sébastien qui revient quelques minutes plus tard en vainqueur, un pneu et une chambre à air neufs, offerts par les mecs de la boutique qui ont adoré notre projet de voyage.
Trop sympa !
Et c’est reparti.

Quelques kilomètres plus loin, on décide de s’arrêter dans un hôtel sur le bord de l’autoroute, on se dit que ce ne sera surement pas très cher, et c’est gagné !
A nous la grande chambre avec lit King Size, salle de bain privative, TV, Internet Youpiii vive l’Italie.
Pour beaucoup, ce serait sûrement la chambre typique d’hôtel, mais pour nous à ce moment précis de l’aventure, nous avons l’impression de déguster un vin précieux dans le Saint Graal.


Suite du travail sur les poses naturelles.
"Mais laisse moi j'ai des articles à rédiger"

21 Octobre 2013 // 30 Km

Une bonne nuit bien reposante dans notre dortoir de 6 personnes à seulement nous deux, bien installés sur nos matelas à rallonge étalés sur le sol.

Seul bémol à 7H15 : un Suisse/Allemand qui pénètre notre chambre après nous avoir réveillés en toquant à la porte furtivement, pour nous poser quelques questions à propos d’une voiture, d’un garage, et d’un train.
Bon.
Ceci étant fait, nous descendons pour un buffet/petit dèj illimité à s’en faire craquer la panse.

On replie les gaules !


10H : Départ, nous longeons le lac de Brienz jusqu’à…Brienz (Tadaam).
Il fait froid, une légère brume survole le lac et cache le soleil, mais la piste s’élève dans les montagnes, et on se retrouve rapidement au-dessus de ces « nuages », d’ici la vue est magnifique, comme toujours en Suisse (Roh la lèche-cul) et le soleil brûle de mille feu.


La route dans la brume..


Au dessus de la brume...


"Un bateau un bateau !"
Petits villages dans la montagne.





On s’enfonce dans la forêt humide et rocailleuse, où se trouve une gigantesque et rafraichissante cascade 


Jeu du jour : Cherchez l'erreur !!!


The Big Cascade
Coucou j'suis toute petite!


Trop beau

Nouvelle activité du jour : Apprendre à poser sur vos photos de vacances :





Petit endroit à disposition de tout le monde pour faire son repas...
Ou tuer quelqu'un...


Ou se prendre pour des Rois de la forêt.



Puis nous redescendons à grande pompe vers la petite gare de Brienz ou nous allons prendre le train, et quitter ce magnifique mais bien trop onéreux pour nos bourses pays…

Brienz à Luzerne
Luzerne à Bellinzona
Bellinzona à Chiasso

Notons que le train pour Luzerne part à 17H15 avec 3 minutes d’avance, ce qui confirme la théorie que le Suisse est VRAIMENT très ponctuel.


Brienz

Ma cops de piercing.


Gare de Luzerne.

Activité du jour /Partie 2/ Sur le thème suivant :

-Effectuer des photographies d'un naturel poignant.
Voici nos essais les plus concluants :








21H : Nous arrivons à Chiasso,
Après 4h de train, et les 1'150 000 « YA YA Mmh YA » d’une voisine Suisse/Allemande disons très affirmative (putain mais elle me gonfle) en guise fond sonore.


Une fin de voyage plutôt... difficile...

Débile 1
Débile 2
Débile 3
Débile 4

Nous voilà donc à la frontière Italienne, il fait nuit, mais le la température semble déjà s’être radoucie, (ou est-ce purement psychologique ?).

Nous cherchons un endroit où dormir, ici, pas de camping, ni d’auberge de jeunesse, mais seulement de gros hôtels luxueux et très chers…

En sortant du deuxième ou troisième hôtel, l’air dépitée, un homme nous accoste sur le trottoir et nous propose son aide.

Nous discutons un peu, et intrigué par notre histoire, il nous propose gracieusement de venir dormir chez lui.
Il est très sympa, c’est un jeune trentenaire, d’origine Italienne qui travaille en Suisse.
Il nous emmène donc chez lui, c’est-à-dire juste en bas de la rue, nous propose une bonne douche, et une spacieuse chambre à lit double pour la nuit.
La fatigue de la journée se fait rapidement ressentir et on s’endort rapidement malgré les doutes sur les orientations sexuelles de notre hôte…
 (Mais mon Dieu, pourquoi est-ce que Sébastien attire-t-il tant les Pds ???)